Une entreprise peut traverser différentes phases tout au long de son existence : phases prospères et phases de ralentissement, voire de blocage. Quand parle-t-on alors d’entreprise en difficulté et quelles sont les procédures de prévention à mettre en route ? Le point dans notre article.

Un des premiers indicateurs : la capacité de paiement des charges de l’entreprise : salaires, factures des fournisseurs, loyers, honoraires d’expertise comptable, impôts et taxes. Ce sont les charges fixes, tandis que les charges variables ou les charges exceptionnelles peuvent être les achats de nouveaux matériels de production, les frais de sous-traitance, les frais de déplacement et de voyage ainsi que les imprévus entre autres. L’incapacité à rembourser les dettes contractées peut aussi générer un blocage sur le long terme.

Lorsque ces crises financières deviennent fréquentes et qu’aucune solution sur la durée n’a pu être trouvée, l’entreprise en subit alors les conséquences et se trouve en situation de difficulté.

Parmi les procédures mises en route afin de pallier cette phase précaire : celle dite de cessation des paiements, celle de mandat ad hoc et la procédure de conciliation. Il existe aussi des procédures collectives qui se traduisent par la sauvegarde, le redressement ainsi que la liquidation judiciaire.

Le redressement judiciaire donne encore à l’entreprise la possibilité de poursuivre son activité. Des solutions à court et à long terme sont déployées : par exemple, en urgence, celles se rapportant au règlement progressif du passif c’est-à-dire des dettes contractées. C’est auprès du tribunal compétent que cette procédure est ouverte, en fonction du type de l’entreprise et de la nature de ses activités.

Quant à la liquidation judiciaire, aussi dite collective, elle s’applique lorsque le redressement n’a pas abouti. Un mandataire judiciaire est alors désigné. Toujours est-il que l’ensemble de ces procédures est pris en main par l’expert-comptable. En savoir plus sur Cocerto.fr.